Le Grand Prêtre dans la tradition juive (par Leibel Gniwisch) chabad.org

Le Kohen Gadol, le Grand Prêtre, occupait la fonction la plus sacrée dans le judaïsme. Sa fonction s’est perpétuée au fil de l’histoire, depuis Aaron dans les temps anciens jusqu’à la destruction du Second Temple. Il était chargé de la supervision du service du Temple et agissait comme guide spirituel du peuple juif. Sa responsabilité la plus importante était d’entrer dans le Saint des Saints le jour de Yom Kippour – lorsque convergeaient le moment le plus sacré, la personne la plus sacrée et le lieu le plus sacré.
Les premiers Grands Prêtres : des serviteurs méritants
Après la construction du Tabernacle dans le désert, il devint nécessaire de nommer un Grand Prêtre pour diriger son service. Moïse était initialement supposé assumer ce rôle, mais selon certaines traditions,1 il perdit ce droit pour avoir initialement refusé d’être le messager de D.ieu pour libérer les Juifs d’Égypte.
Bien que ses intentions eussent été pures – il voulait éviter d’offenser son frère aîné en acceptant le rôle le plus prestigieux –, son hésitation démontrait que l’honneur d’Aaron était plus important pour lui que l’ordre de D.ieu. Cet épisode le disqualifia pour le Grand Sacerdoce, une fonction qui exigeait une soumission complète au Tout-Puissant,2 et Aaron devint le premier Grand Prêtre à sa place.
Le Grand Sacerdoce se transmettait de père en fils, sauf si le fils se révélait inapte à servir.3 À la mort d’Aaron, la fonction fut assumée par son fils Eleazar.4 Puis, Pin’has (Phinéas), le fils d’Eleazar, prit le relais et servit pendant la conquête de la Terre Promise par Israël.5
La famille de Pin’has devait conserver le Grand Sacerdoce en récompense de son zèle vertueux.6 Ce privilège fut cependant révoqué et accordé aux descendants d’Ithamar, le plus jeune fils d’Aaron, en raison de deux graves erreurs que Pin’has commit sous le règne de Jephté (988-982 av. è.c.).7 Le plus ancien Kohen Gadol connu de la famille d’Ithamar était Éli, qui servit dans le Tabernacle à la fin de son séjour à Shilo.8
Après sa destruction à Shilo, le Tabernacle fut reconstruit à Nob (pendant 13 ans9 ) et à Gabaon (pendant 44 ans10 ), avant d’être finalement remplacé par le temple du roi Salomon en 832 av. è.c.11 Le premier Kohen Gadol à servir dans le Temple fut Tsadok,12 un descendant de Pin’has.13 Le Grand Sacerdoce resta dans sa famille jusqu’à la construction du Second Temple.
Les Grands Prêtres pendant le Second Temple : une rose parmi les ronces

Alors que le Premier Temple ne compta que 18 Grands Prêtres tout au long de ses 400 ans,14 plus de 300 ont servi pendant les 420 ans du Second Temple !15 Nombre d’entre eux étaient des justes, et leur service combiné représente plus de 141 ans. Parmi eux, on compte notamment :
- Josué, fils de Jéhozadak, le premier Kohen Gadol du Second Temple.
- Siméon le Juste, reconnu comme le dernier des Hommes de la Grande Assemblée.16 Lorsque Siméon rencontra Alexandre le Grand en route pour attaquer le Temple, Alexandre se prosterna et promit de traiter les Juifs avec bienveillance, révélant qu’à la veille de chaque bataille, il voyait une vision de Siméon menant ses troupes à la victoire.17
- Yichmaël ben Pabi, dont la mort aurait mis fin à la splendeur du Grand Sacerdoce.18
- Yo’hanane qui dirigea fidèlement le peuple juif pendant 80 ans et devint par la suite un Sadducéen. L’histoire de Yo’hanane est à l’origine de l’adage19 « Ne sois pas sûr de toi-même jusqu’au jour de ta mort. »20
L’ascension d’Antiochus IV Épiphane au trône séleucide en 175 av. è.c. marqua le début de la fin du véritable Grand Sacerdoce. Onias III, un descendant de Tsadok, servait comme Kohen Gadol à cette époque. Victime d’accusations calomnieuses, Onias fut destitué et remplacé par son frère hellénisé, Jason, qui promit à Antiochus des revenus fiscaux plus élevés de la part des Juifs et une sécularisation de la fonction juive la plus sacrée. Quelques années plus tard, Ménélas, un non-Kohen de la tribu de Benjamin, s’engagea à verser des tributs plus importants à Antiochus pour la position de Kohen Gadol. Son souhait fut exaucé avec l’aide de l’armée séleucide.21
Ainsi s’instaura l’usage d’acheter le Grand Sacerdoce auprès du gouvernement, qui se poursuivit (avec quelques exceptions) tout au long de la souveraineté hasmonéenne et romaine. Cela explique le nombre considérable de Kohanim Guedolim durant cette période (environ 285 en 279 ans), puisque la plupart mouraient lorsqu’ils entraient dans le Saint des Saints le jour de Yom Kippour.22
Beaucoup de ces Grands Prêtres méconnaissaient les devoirs de leur charge, et certains étaient carrément des Sadducéens qui méprisaient les pratiques religieuses acceptées. La Michna23 enseigne que les sages devaient demander au Kohen Gadol s’il avait jamais appris comment effectuer le service de Yom Kippour ; une autre Michna fait prêter serment au Kohen Gadol qu’il exécutera correctement la cérémonie de l’encens. Les Sadducéens étaient d’avis que le rituel avait été mal interprété par les rabbins et il y avait un certain risque que le Kohen Gadol suive la méthode sadducéenne.24
Le dernier Kohen Gadol du Second Temple fut Pin’has ben Samuel de Havta (68-70 È.C.) qui fut placé par les zélotes pendant le siège romain de Jérusalem. Plutôt que de choisir parmi les familles sacerdotales prestigieuses un successeur digne, les zélotes choisirent Pin’has en tirant au sort. Ce mépris pour la fonction sacrée était délibéré ; les zélotes avaient l’intention d’affaiblir l’autorité du Kohen Gadol afin de conserver le pouvoir.25 Certains disent que Pin’has était un pauvre tailleur de pierre qui avait besoin d’aide financière de la part de ses collègues prêtres, tandis que d’autres supposent qu’il était riche par lui-même.26
La destruction du Second Temple mit fin brusquement au rôle du Grand Prêtre.
Le rôle du Grand Prêtre : une occupation des plus saintes
Dans le Tanakh, le Kohen Gadol est appelé « le prêtre en chef »27 et « superviseur de la Maison de D.ieu ».28 Il était au sommet d’une vaste hiérarchie, investi de la responsabilité de diriger les opérations du Temple. Par exemple, lorsque des artefacts sacrés devaient être scellés pour les protéger de l’impureté, le sceau du Kohen Gadol était la marque finale d’approbation.29
Il commençait sa journée par l’offrande quotidienne de farine : un issarone30 de farine, bouillie et cuite en 12 pains. Six étaient brûlés sur l’autel le matin et les six autres étaient brûlés l’après-midi.31
L’emploi du temps variait ensuite d’un Kohen Gadol à l’autre. Le Talmud de Jérusalem rapporte que bon nombre de Grands Prêtres prirent une part active à l’ensemble du service quotidien du Temple, tandis que d’autres optèrent pour une charge de travail plus légère.32
Les Ourim et les Toumim

Lorsqu’il fallait prendre une décision concernant la nation, le Grand Prêtre était consulté. Dans les plis du pectoral du Grand Prêtre se trouvaient les Ourim et les Toumim (« lumières et perfections »), qui faisaient office d’oracle, déterminant si le peuple juif devait ou non suivre une certaine ligne de conduite.33
Dans la prière
Le Kohen Gadol faisait également office de guide spirituel du peuple juif et était leur principal avocat dans la prière. À l’époque du Temple, les auteurs d’homicides involontaires étaient exilés dans des villes de refuge jusqu’à la mort du Grand Prêtre. Le Talmud raconte que la mère du Kohen Gadol fournissait de la nourriture et des vêtements à ceux qui s’y abritaient, craignant qu’ils ne prient pour la mort de son fils afin de hâter leur retour chez eux.34
Ses craintes n’étaient pas sans fondement. Les prières du Grand Prêtre au nom du peuple juif auraient dû empêcher les meurtres par inadvertance, et leur existence est considérée comme sa faute.35 Du fait de son autorité et de son possible orgueil, les sages ont fait obligation au Grand Prêtre de s’incliner au début et à la fin de chaque bénédiction de la Amida.36
Le service de Yom Kippour

Le rôle le plus important du Kohen Gadol était son entrée dans le Saint des Saints le jour de Yom Kippour.
Le service de Yom Kippour suivait le déroulement habituel des fêtes avec les deux sacrifices quotidiens, l’encens deux fois par jour, les offrandes spéciales de la fête et l’allumage de la menora. De surcroît, des offrandes d’expiation étaient apportées pour le Grand Prêtre, sa famille, les prêtres et la nation dans son ensemble. À Yom Kippour, cependant, le Grand Prêtre était tenu d’accomplir lui-même tous les services.37 Une offrande d’encens supplémentaire était également apportée ; c’était le service unique effectué dans le Saint des Saints.
Au début, lorsque le Grand Prêtre se confessait devant le peuple, il prononçait le nom de D.ieu dans sa forme originale. Finalement, dans les générations ultérieures, ils furent contraints de dissimuler sa prononciation dans le chant qui l’accompagnait afin que les gens ne l’utilisent pas à mauvais escient.38 Il existait un groupe privilégié de sages qui connaissaient le nom ; ils ne l’enseignaient qu’aux prêtres qu’ils jugeaient dignes.39
Lorsque Siméon le Juste (Chimone HaTsadik) mourut, les prêtres cessèrent de prononcer le nom complet de D.ieu pour bénir le peuple.40
Seul un Kohen Gadol marié était autorisé à travailler dans le Temple le jour de Yom Kippour. Le Zohar41 explique qu’un homme célibataire est considéré comme porteur d’une imperfection au niveau de l’âme (puisqu’il ne contient que la moitié de son âme, l’autre moitié résidant dans son âme sœur) et ne peut, de ce fait, servir en ce jour saint.
Les vêtements du Grand Prêtre : équipé pour la gloire
Le Grand Prêtre portait huit vêtements : quatre portés également par les autres prêtres, et quatre qui lui étaient propres.42 La tradition juive enseigne que chaque vêtement servait à expier un péché particulier43 et qu’ils étaient destinés à conférer honneur et gloire à ceux qui les portaient.44
Tous les prêtres portaient :
- Le turban (mitsnéfet ou migbaat). Une bande de lin blanc de 16 coudées, enroulée autour de la tête.
- La ceinture (avnet). D’une longueur de trente-deux coudées, fabriquée à partir d’une combinaison de lin blanc et de laine bleue, rouge et pourpre.
- La tunique (ketonet). Faite de lin blanc, elle était taillée selon la stature et la longueur de bras de chaque prêtre, de sorte que les manches arrivent jusqu’au poignet et que l’ourlet touche la cheville.
- Le pantalon (mikhnassayim). Fait de lin blanc ; depuis le dessus du nombril jusqu’au genou de chaque prêtre.
Seul le Grand Prêtre portait :
- Le tablier (éphod). Fait de laine bleue, rouge et pourpre, de lin blanc et de fils d’or, le tablier ceignait le dos du Grand Prêtre, était attaché devant et atteignait ses chevilles. Deux bretelles partaient du dos, inclinées sur les épaules du Grand Prêtre, où une chaîne en or les reliait au Pectoral. À l’extrémité des bretelles se trouvaient deux pierres (avnei shoham) sur lesquelles étaient inscrits les noms des douze tribus.
- Le pectoral (‘hoshen). Un carré d’une demi-coudée, fait de laine bleue, rouge et pourpre, de fils d’or et de lin blanc. Des montures en or étaient cousues dans le matériau qui contenait quatre rangées de pierres précieuses ; il y en avait douze en tout, et chacune était gravée du nom d’une tribu.45 Les Ourim et Toumim étaient placés dans son pli. Comme il était nécessaire que toutes les lettres de l’alphabet hébreu soient disponibles pour répondre à une question posée aux Ourim et Toumim, les mots « Abraham, Isaac, Jacob » et « Chivtei Y-h (les tribus de D.ieu) » étaient également gravés sur les pierres.46
- La robe (mé’il). Sans manches, faite de laine bleue et portée par-dessus la tunique et la ceinture. De petites clochettes et des grenades en tissu pendaient de l’ourlet.
- La plaque frontale (tsits). Faite d’or pur, la plaque avait deux largeurs de doigt et s’étendait d’une oreille à l’autre. Elle était perforée à chaque extrémité,47 permettant à une lanière de laine bleue de passer à travers et de se nouer derrière la tête, la maintenant en place. Elle portait l’inscription Kadoch laHachem, « Saint pour D.ieu ».48
À Yom Kippour, le Grand Prêtre alternait entre le port des huit vêtements complets et des quatre vêtements blancs. À part la ceinture, qui était faite de lin blanc, les quatre vêtements étaient semblables à ceux des prêtres ordinaires.49 Les vêtements blancs étaient portés pendant les services qui étaient uniques au Jour de l’Expiation (symbolisant la purification qu’apporte Yom Kippour50 ). Les huit vêtements (appelés « vêtements d’or » dans la littérature juive) étaient revêtus lors de l’exécution des services communs à toutes les fêtes.51
La nomination du Grand Prêtre : vêtements, huile et pain bouilli
La Torah donne un récit long et détaillé de l’inauguration du tout premier Grand Prêtre. Le peuple se réunit au Tabernacle, et Moïse – officiant temporairement comme Kohen Gadol – fit l’offrande d’une série de sacrifices, habilla Aaron et ses fils des vêtements sacerdotaux, les oignit d’huile et enduisit de sang leur oreille, pouce et gros orteil droits.52 Aaron et ses fils firent également une offrande inaugurale de farine qui devait être bouillie, cuite et frite avant d’être brûlée sur l’autel.53
Les seules parties de la cérémonie qui furent incluses dans les inaugurations des Grands Prêtres ultérieurs étaient l’onction avec de l’huile spéciale (shemen hamish’ha), le fait d’être vêtu des huit vêtements propres au Grand Prêtre, et l’offrande inaugurale de farine (min’hat ‘hinoukh).
Lorsqu’un Kohen Gadol prenait sa retraite, était blessé ou mourait, le Sanhédrine examinait s’il avait un fils qui était son égal en sagesse et en crainte du Ciel. Si la crainte du Ciel du fils était à la hauteur, il serait nommé même s’il manquait de sagesse.54
Si son fils n’était pas à la hauteur ou avait d’autres ambitions, le Sanhédrine cherchait un candidat parmi les autres prêtres. Le terme Kohen Gadol se traduit littéralement par « le grand prêtre ». Le Talmud dit qu’il devait être le prêtre le plus grand en piété, force, beauté, sagesse et richesse. Si la cour trouvait quelqu’un qui correspondait au profil mais n’avait pas d’argent, les autres prêtres pourvoyaient à son enrichissement.55
Pendant sept jours, celui qui était nommé au Grand Sacerdoce portait les huit vêtements, était oint d’huile et servait dans le Saint Temple.56 Selon une autre tradition, il n’officiait pas dans le temple jusqu’au septième jour.57
Le septième jour, il brûlait l’offrande inaugurale de farine – qui reflétait l’offrande quotidienne de farine du Grand Prêtre (min’hat ‘havitine) – et accédait pleinement à la fonction de Kohen Gadol.
Pendant la période du Premier Temple, après avoir lu la prophétie « L’Éternel te conduira, toi et ton roi que tu auras établi sur toi, vers une nation inconnue pour toi »,58 le roi Josias y vit un signe inquiétant et enterra l’huile d’onction, craignant qu’elle ne soit perdue.59 À partir de ce moment, tous les Grands Prêtres furent inaugurés en utilisant uniquement les huit vêtements et l’offrande de farine.60
La conduite personnelle du Grand Prêtre : sainteté et pureté

Être l’individu le plus saint du judaïsme s’accompagnait de certaines restrictions. Parce qu’il était nécessaire que le peuple maintienne une révérence absolue pour lui, le Kohen Gadol n’était pas autorisé à être vu en train de prendre un bain ou de se faire couper les cheveux.61 Il lui était également interdit de devenir impur au contact des défunts, même lorsqu’il s’agissait de proches parents que les prêtres ordinaires étaient autorisés à toucher.62
Le Kohen Gadol était autorisé à enterrer un met mitsva, un mort qu’il aurait trouvé au bord de la route en marchant seul. En présence d’une tierce personne, c’est celle-ci qui devait procéder à l’enterrement.63
Puisque le caractère sacré du Grand Prêtre dépassait celui du prêtre ordinaire, ses restrictions matrimoniales étaient plus strictes que les leurs. Alors qu’un prêtre ordinaire est autorisé à épouser une veuve, le Grand Prêtre ne pouvait pas épouser une femme qui avait déjà été mariée ou avait eu des relations conjugales.64
À part le roi, le Kohen Gadol était honoré au-delà de tout individu dans le judaïsme.65 Par exemple, si l’on a la capacité de sauver une seule personne de la captivité, le Kohen Gadol doit être secouru avant tous les autres. Il est intéressant de noter que cela ne s’applique que si le Grand Prêtre est un érudit de la Torah. La michna explique : « Un érudit de la Torah de naissance illégitime précède un Grand Prêtre ignorant. »66
Et, comme pour l’honneur accordé à un roi, on était obligé de se lever dès qu’on voyait le Grand Prêtre jusqu’à ce qu’il quitte son champ de vision.67
Aaron dans la Kabbale : l’assistant de la mariée
Dans le mariage cosmique entre D.ieu (le Marié) et le peuple juif (la mariée), Moïse et Aaron tenaient des rôles opposés.
Moïse, qui représentait la vérité ultime, devait aider le peuple à appréhender la réalité divine.
D.ieu n’est pas affecté par le temps et l’espace. Même s’Il a créé le monde, sa production ne L’a changé en aucune façon. « Tu étais [le même] avant que le monde ne soit créé ; Tu es [le même] depuis que le monde a été créé. »68 Dans cette vision transcendante, le monde n’est pas tel qu’il semble. Lorsque nous regardons par la fenêtre, nous ne voyons pas des arbres et des oiseaux ; nous voyons D.ieu sous la forme d’arbres et d’oiseaux. Cette vision du monde est globale.
Si tout n’est qu’une extension de l’unicité de D.ieu, il n’y a pas de place pour l’égocentrisme ou même la conscience de soi. Nos difficultés et histoires individuelles sont subsumées dans une réalité supérieure qui unifie l’ensemble des expériences en une existence unique. Cette conception est désignée sous le nom de yi’houda ila’ah, « unité supérieure », et son principal promoteur était Moïse, chouchvina demalka, « l’assistant du Marié (D.ieu) ».
Aaron, le premier Grand Prêtre, avait une approche différente. Le Zohar69 le désigne comme chouchvina dematronita, « l’assistant de la mariée (le peuple juif) ». Les circonstances particulières de chaque personne étaient importantes pour lui. Il voulait que les Juifs cherchent D.ieu à partir de leurs expériences. Il enseignait le yi’houda tataah, « l’unité inférieure », où la dissimulation de D.ieu nous amène à voir la création telle qu’elle est. Néanmoins, nous nous efforçons de nous élever lentement, au fil d’années de travail sur soi, pour consacrer notre vie terrestre au service de D.ieu.70


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