L’enfer dans le Judaïsme ?
L’enfer dans le Judaïsme ?
Dans
le judaïsme, le concept d’enfer est très différent de celui du
christianisme ou de l’islam. Il n’existe pas une vision unique, mais
plusieurs traditions rabbiniques qui décrivent un lieu de purification
après la mort, appelé Gehinnom (ou Hinnom), plutôt qu’un lieu de
damnation éternelle.
Gehinnom
est vu comme un lieu temporaire de purification, où les âmes sont
purifiées pour expier leurs péchés non réparés avant la mort. Selon les
enseignements rabbiniques, cette période dure généralement douze mois,
ce qui correspond au cycle de deuil d’un an et à la récitation du
kaddish. Après cette période, l’âme peut entrer dans Olam Ha-Ba (le
monde à venir), un état de récompense spirituelle.
L’idée
d’un enfer éternel est absente du judaïsme traditionnel. Le shéol, le
lieu des morts dans l’Ancien Testament, n’est pas un lieu de torture,
mais un séjour temporaire. Les textes comme Psaume 16:10, 1 Samuel 2:6
et Jonas 2:3 sont utilisés pour soutenir la croyance en une résurrection
et une purification temporaire.
Il
existe des descriptions plus symboliques ou métaphoriques dans le
Talmud et les Midrashim, comme des ouvertures vers l’enfer à Jérusalem,
des feux temporaires, ou des souffrances psychologiques liées à la honte
de ses actions passées. Cependant, aucun juif n’est condamné à l’enfer
éternel — la majorité des âmes, y compris celles des non-juifs, peuvent
accéder à Olam Ha-Ba, sauf les personnes complètement mauvaises et
irrécupérables.
En résumé, dans
le judaïsme, l’enfer n’est pas un lieu de châtiment éternel, mais une
étape de purification temporaire avant la récompense finale dans le
monde à venir.



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